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Une nouvelle forme poétique a vu le jour sur le Web. Le poème multimedia consacre la venue et l’essor de 7Ecri dans l’espace virtuel.

Le nom 7Ecri est né d'une fusion des éléments "c'est écrit" ; "c'était cri" ;
"7 et cri", ainsi que de la volonté d’évoquer, par l’écriture, une somme de plusieurs douleurs, attrapée au fil du temps et figée dans l'écrit.

7Ecri vous souhaite une agréable promenade dans ses poèmes...

 

taquet

J'écris des poèmes un jour d'été un jour d'hiver
Pour ceux que j'aime et pour mes yeux
Qui pleure le ciel et l'eau d'été et l'eau d'hiver
Qui emprisonnent et c'est heureux tous ces poèmes et les autres
Dégel délivrera en eau douce et pure tous les tourments
Qui sait s'il ne prendrait un jour la puissance d'une tornade
D'un ouragan, une tempête bien tropicale sur cette peau que j'aime
L'été, l'hiver, elle frissonne

Sens sous ta main mes caresses

Que les vents ignorent au moins une fois encore, c'est cette
Peau que j'aime silence comme une nuit où rien ne luit
Ni dehors ni dedans, pas même un esprit pour troubler le repos
Que j'aime et attends plus que le cri de ces lignes endolories

 

taquet

Une librairie
Et je suis libre
Comme l'air
Et je ris
De ces pages que je feuillette
Et effeuille encore
Sans jamais payer
Tout en service de prêt
Et bon à tirer
Ce passeport
Pour une liberté toute ouverte
Et je ris
Et j'en ai l'air
L'air d'être libre
Dans cette librairie
Libre comme l'air

Ne me jète pas à la rue libraire !
Une feuille encore et pour toujours

 

taquet

Le Chat dort ce soir

Pas de chasse dans la nuit noire...
Pas de velours, je m'approche
Et le laisse sans anicroche

Chat, je sors ce soir
Pour voir des amis proches.

 

taquet

Interminable tel
Est l'espoir. De te
Voir avoir revoir
Enfin près de tout

Toi

Et si ce n'était rien
Un bien...

 

taquet

Il tient dans la main

- J'aimerais savoir d'où tu viens ?

Les cailloux prennent une x
Une x qui tourne autour d'un axe
Et devient * à qui regarderait
Un texte sous la voute céleste
D'où tout vient
Et qui presse et oppresse pour faire l'écaille du lendemain

Comme dans ma main… ce caillou…

 

taquet

Ils sont sept et voilà ce qu'ils ont fait :

Sur leurs genoux, dans les choux,
Ils stockèrent des cailloux, préparant leur méfait.
Sûr, leurs poux les grattaient… Quand enfin se posèrent les hiboux
Sur le porche du potager. Les salves visant les rapaces furent sans effet.

Pas pour la ferme qui sentit ses vitres s'envoler, comme nos hiboux…
Il était dehors son fermier, criant fort : "Mais qu'est-ce qu'ils ont fait ?"

Car en fait de pierres sans valeur, c'étaient bien ses bijoux qu'ils avaient pris pour joujoux !

Ils sont tous fous déclara le fermier en portant plainte contre x chez les gendarmes.

 

taquet

Mon cœur bat noir

Ton cœur bas noires

Noires bastons en chœur

Choir en noms bas ! Heures

Niché bien boire et peur

D'en voir ! Bas mon cœur !

 

taquet

J'ai vu mon cœur se débattre sur l'heure
D'un problème ancré dans mon bonheur
De bonne heure je questionnais mon âme
Cette horreur de vivre un drame

Pourtant j'ai vu la mer
Des enfants jouant
Mais tout reste amer
Et nouant

Ami est une vie
Au large d'amis
Calmant des envies
Noires à demi

Mots pressés
Pas d'azur
Tout en niveaux de gris et c'est
L'usure

 

taquet

Au téléphone d'abord
On s'est aimé un peu
Mais au parc de prime abord
En amour plus qu'un peu

Ce jeu… s'il durait… au bord
De l'âge… encore un peu…
Plus… Au delà des morts
Et d'eux que sont les dieux

 

taquet

Les couloirs du métro résonnent
Du souffle d'un saxophone
Que j'entends ici et là
Moi qui suis si las
Là vautré sur le sol
De ma vie en mi bémol
Sans rêve doré
Où sont mes si
Sur un sofa
Que je n'ai pas
Alors je fuis
Pas très pressé
Ailleurs
Loin de mon cœur
Et le saxophone
Souffle les couloirs du métro
Où je déraisonne
Couché sur le dos

 

taquet

Dans la vie je souhaite le calme
Mais autour pas d'accalmie
Pas de calme ami
Pour tout dire pas de calme
Uniquement tension sur tension
Jamais de Résolution
Parfois une préparation à la tension

En tout cas rien est audible
Dans la vie
Qui est horrible
De ce vacarme

Je souhaite le calme

 

taquet

Sage, elle me fait un bien fou
Mage, un peu qu'j'l'envoûte

Terrible temps que celui d'une construction
Soif lascive, on en rêve…

Vie, sale foi !

Bien

Fin magique… d'un rien

 

taquet

Il y a toi ma douce Aurélia
Toi que j’aime déjà depuis l’éternité
Mon cœur à ton âme se lia
Comme on enfante une divinité

Il y a tout ce calme près de toi
Et ton odeur m’enlace je dors
Nageant dans un rêve où tournoie
Les oiseaux plongeurs qui se dorent
Avant de fondre l’azur vers l’au-delà

L’eau-de-vie que je bois passer une nuit près de toi
Dans les songes cela se vie sans effroi
Chauffe mon corps à tout âge
J’aime bien te voire quand tu nages

 

taquet

Ton sourire Lune me ravie
A la plage, sur une île…
Et sa voix, ses yeux, ses cheveux de feu qui m'invitent
Plein d'émoi
Je suis bien près de toi
Les étoiles et les crêpes
Un peu d'Afghan lève le voile
D'un amour naissant
En Bretagne…
Tu m'accompagnes dans mes rêves
Insaisissable Femme soldat
D'un autre Etat…

 

taquet

Ton regard me rassure
Ton sourire me fait vivre
Mi aile, mi Haine
Des légendes et l'Ancou
Se promènent en bord de mer
Je débloque, tu me recadres
L'effet d'une bombe H
Et je pleure
Hélène, le corps à corps
C'est ton arme
Et mon âme t'aime encore
Mon désir s'envole
Perdu en mer, l'air marin
De mes vers qui virevoltent
Ton prénom c'est LN

 

taquet

Ses cheveux paille-tressée enflamment mes yeux
Et irradient mon visage
Un soir pas sage
Un autre plus ami d'un sort merveilleux

Un peux de toi dans les yeux
Boucles d'oreilles et robe très sage
Ton minois sied à mes yeux
Tu m'es sauvage

Et j'avoue sans être mage
Que j'ai rêvé d'être dieu
Que j'en avait l'âge

D'être amoureux
Faire bon ménage
Et vivre vieux

taquet

Tomber dans les crevasse
Sans cesse ressasser
La même histoire
De ces gens qui s'efface
De trop boire, de trop voir, de trop savoir
Les limaces qui grimacent
Dans un large trou noir
Alors vite en place
Pour le spectacle du soir
Glisse sur la glace
Ombres et miroirs
Que le mythe se fasse
Emprunte de l'espoir

taquet

A m'entendre je pourrais croire
Que la vie est sans espoir
Que le noir est ma couleur
Absorbant et dévorant mon cœur
Qui bat pourtant… tout le temps…
Et il m'en fait voir des colorants,
Synthétiques et inodores.

Où est l'arc-en-ciel né d'une lumière d'or ?

taquet

Aimer toujours ce souvenir
De vivre ensemble et rire
Encore de nos vies

Espoir d'être heureux
Ce qui nous lie
est fabuleux

Viens près de moi
Serres-moi contre toi
Nous est un émoi

Contemplons les cieux
Et brille l'étoile
De nos cœur amoureux
Ici pas de voile
Rien de mystérieux

Tout, toi, moi et l'émoi

 

taquet

Dans mon rêve apparaît un visage de délices
Un regard sur mes yeux plein de malice
Un réglisse forme une hélice et je m’envole
Serré tout contre un corps danse la farandole

Je m’affole cette peau si lisse
Hanches folles telles un calice
Où je bois cette parabole

Danse Danse prends cette obole
Que tu glisses entre tes cuisses
Vole Vole pour que je puisse

Ainsi t’aimer ma chère Alice

 

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© Vincent Giverne
MàJ : octobre 2009
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